Un rôle clé dans la recherche en immunologie

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Mohamed Sylla

Mohamed Sylla, agent de recherche

En tant que personne immigrante, Mohamed Sylla a certes connu un parcours professionnel atypique. Après l’obtention d’un diplôme en biochimie en Côte d’Ivoire, son pays natal, il a choisi l’Université de Montréal et le CRCHUM pour poursuivre ses études à la maîtrise en microbiologie et immunologie, dans le laboratoire de Cécile Tremblay.

Un parcours stimulant

En 2005, à peine trois jours après son arrivée au Québec, il commençait à travailler! « Cela a été toute une adaptation, notamment parce que les méthodes de biosécurité sont totalement différentes. Dans mon pays, on devait toujours attendre les instructions, et ici, c’est la première fois qu’on me demandait mon avis », se remémore-t-il.

Après sa maîtrise, la concrétisation de nouveaux projets au labo et la naissance de sa fille en 2008 ont fait en sorte qu’il a décidé de s’établir dans notre belle province pour de bon, ce qui l’a mené à obtenir son statut de citoyen canadien la même année.

D’abord embauché comme technicien de labo, Mohamed a gravi les échelons jusqu’à devenir agent de recherche. Ses journées commencent habituellement par des réunions d’équipe avec les étudiants à la maîtrise et au doctorat qu’il supervise afin de les aider à progresser dans leur cheminement. 

« Voir ce que les étudiants que j’ai encadrés sont devenus aujourd’hui, c’est une grande satisfaction », souligne Mohamed.

Des pas de géant dans la lutte contre le VIH

Sinon, il effectue toutes les tâches d’un technicien de laboratoire pour les projets de son unité, qui portent principalement sur le VIH. Par exemple, en partenariat avec l’industrie pharmaceutique, il teste l’efficacité de nouveaux médicaments in vitro dans le labo de confinement de niveau 3 et entre les résultats dans une base de données.  

Dans le cadre d’un autre projet d’envergure, il tente d’identifier les facteurs inflammatoires induisant les maladies cardiovasculaires chez les personnes de 50 ans et plus vivant avec le VIH. Il a également travaillé sur la caractérisation de la résistance aux antirétroviraux chez des patients africains, permettant aux médecins de ce continent de revoir la médication et d’améliorer la situation des gens vivant avec le VIH – une grande fierté pour Mohamed.

Il gère en outre une des plus grosses biobanques du CRCHUM, ce qui l’amène à collaborer avec des chercheurs de plusieurs départements. Alors que le monde était sur pause pendant la pandémie de COVID-19, son équipe et lui analysaient les échantillons sanguins des patients infectés afin de constituer une biobanque et d’identifier les anticorps neutralisants pour déterminer à quel moment une personne risque d’être réinfectée.  

Il a aussi participé aux travaux visant à valider une méthode permettant d’identifier en moins de deux heures la nature d’une bactérie, notamment le C. difficile, chez un patient en vue de lui prescrire le bon traitement antibiotique.  

Mohamed Sylla

Un environnement de travail des plus agréables

Aujourd’hui parfaitement intégré dans la société québécoise, Mohamed adore l’esprit collaboratif qui règne au CRCHUM, le sentiment d’inclusion, les installations de pointe et la flexibilité qui lui permet de concilier son travail et sa vie familiale.  

Passionné par la transmission de son savoir, et avec son diplôme en pédagogie de l’enseignement supérieur en main, il envisage un jour de devenir chargé de cours au cégep ou à l’université en lien avec son domaine, tout en poursuivant son travail au CRCHUM.

Lorsqu’il n’est pas au laboratoire, il aime passer du temps avec ses enfants. Sinon, on peut le retrouver sur les pentes de ski, au cinéma ou dans le public d’un spectacle d’humour.

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